Né en 1912 à Torrelavega, en Cantabrie, Eduardo Pisano fait partie de la troisième vague des artistes espagnols, celle des républicains en exil, qui s’installe à Montparnasse en 1947 où il rencontre Picasso, Dali, Manolo, Gris, Grau-sala…
L’achat régulier de ses toiles par son mécène, André Licoys, offre à l’artiste une certaine aisance. A son décès en 2006, son fils, Eric Licoys, regroupe la collection et engage un important travail
de reconnaissance se traduisant par de nombreuses expositions en France et en Espagne et par une donation de 150 œuvres à sa ville natale Torrelavega où une « Cité des Arts » est en cours de construction.
L’humanité est au cœur de l’œuvre de Pisano avec ses tourments, ses fragilités… dans une explosion
de couleurs !
« …Pisano jette sur la toile ou sur le papier les rouges, les jaunes, les ocres, les bleus les plus somptueux qui s’exaltent mutuellement. » Le Figaro
Il accorde une place toute particulière à la nature morte où règnent les fleurs, souvenirs de son enfance, ses parents étaient horticulteurs ! Les bouquets de fleurs, les plateaux de fruits, les oiseaux nous font pénétrer dans son univers poétique. Peindre des paysages, des nus, des bouquets de fleurs, des marines, lui permet de retrouver une nature apaisante.
Au-delà d’un motif, demeurent les trois éléments importants de son œuvre : la lumière, la couleur et
le rythme.
